Kaizen 34

Le dernier numéro de Kaisen : tendre vers le zéro déchet

Connaissez-vous Kaizen ?

Kaizen est un bimestriel d’information générale très orienté vers les alternatives à l’hyper-consommation. Si vous voulez tout savoir sur la décroissance, l’économie circulaire, les belles initiatives, le développement durable ou encore les vertus de la bienveillance il faut vraiment que vous y jetiez un œil. Son slogan est assez explicite et résume à lui seul une philosophie qui m’est chère :

« Construire un autre monde, pas à pas… »

 

Kaizen n°34, « Vers le zéro déchet »

Je lis consciencieusement chaque numéro et dans chacun je trouve de magnifiques inspirations. Mais je voulais particulièrement vous parler du N°34 de septembre-octobre 2017 (actuellement en kiosque, donc, au moment où j’écris ces lignes). Le grand dossier qui y est consacré s’intitule « Vers le zéro déchet ». Vous comprenez pourquoi il me tient à cœur…

On  y commence par nous rappeler la règle numéro 1 en ce qui concerne les déchets : le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

Et ce n’est pas du luxe car maintenant que le tri et le recyclage sont mis en avant, on en oublie que ces traitements ont également un impact, si minime soit-il, sur l’environnement. La base c’est quand même de moins consommer.

Malheureusement, c’est actuellement tout l’inverse qui se passe puisque selon les estimations de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Énergie), notre production de déchets a doublée en seulement 40 ans. Il est urgent de faire machine arrière !

L’article fait ensuite référence à certaines initiatives d’économies circulaires où les ressources sont mutualisées pour moins gâcher.

« Les déchets de l’un peuvent-ils servir de ressources aux autres ? »

Antoinette Guhl, adjointe à la maire de Paris, en charge de l’économie circulaire

Une démarche qu’il devient important de développer à tous les niveaux.

 

Le pouvoir du consommateur

Suit une interview de Pierre Galio, chef du service information et prévention à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Il y décrit le pouvoir d’action des consommateurs sur les réflexes de production des marques. Si à chaque fois que j’achète un produit je boude systématiquement les sur-emballages et les emballages non-recyclables ET si la majorité des gens se met à faire de même, les marques se trouveront dans l’obligation économique de répondre à la demande de leurs consommateurs. CQFD.

Cependant, il est regrettable qu’il n’existe pas à l’heure actuelle de réglementation obligeant les enseignes à réduire leur emballages. Disons que ça pourrait quand même accélérer le changement…

Pierre Galio nous fait également une petite inspection en règle de nos poubelles. C’est là qu’on apprend que plus d’1/3 de nos ordures ménagères résiduelles (OMR = la poubelle grise, qui ne va pas au recyclage et est immédiatement enfouie ou incinérée) est encore composé de biodéchets ! Un poids trop lourd à porter alors que ces résidus sont hautement valorisables. De nombreuses solutions existent pourtant et elles se multiplient. Composte extérieur individuel ou collectif, lombricomposteur en appartement ou encore collecte de ces déchets chez les gros producteurs en vue de méthanisation. Le tri à la source devra d’ailleurs être assuré pour tous dès 2025.

 

Tout est possible, chacun à son niveau

D’autres articles viennent ensuite étayer ce dossier. Comme l’exemple de certaines cantines scolaires parisiennes incitant les enfants à trier leur bio-déchets qui seront ensuite valorisés par des sociétés privées. Les témoignages du chef François Pasteau, leader de la cuisine antigaspi ou ceux de familles ayant testé le défi de réduire drastiquement leur déchets.

Enfin un article très intéressant sur l’écoproduction et l’économie circulaire dans les entreprises. Des initiatives existent qui font face à la  surproduction de déchets et à l’obsolescence programmée. (Rappelons que celle-ci est considérée comme un délit depuis la loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.) On y donne des pistes pour mieux gérer sa fabrication et ses résidus à court, moyen et long termes.

Et conclusion de ce dossier ? Il y a beaucoup, beaucoup à économiser en réduisant son impact sur l’environnement. Ça me rappelle un slogan…

Et vous, parvenez-vous à limiter vos déchets ? Quels sont vos trucs pour limiter, réemployer, recycler au maximum vos rebus ? Dites-nous tout !

 

 

Auteur de l’article : Virginie

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