recuperateur-eau-de-pluie-HGTV - Les Ecolonomes

L’eau à l’extérieur

Dossier réduire sa consommation d’eau : fiches pratiques

 

L’eau à l’extérieur

Sortons un peu de votre habitation et allons contrôler notre consommation d’eau au dehors.

Plante sous la pluie par Mike Kotsch sur Unsplash Mike Kotsch

 

Au jardin : l’eau de pluie, l’eau de là-haut

Vous avez un jardin ? Quelle chance ! Pouvoir faire pousser ses fleurs et ses légumes, laisser les enfants se rouler dans l’herbe verte… Verte ? Oui, si elle est arrosée en conséquence. En moyenne, l’arrosage du jardin consomme 15 à 20L d’eau par m². Or, l’évaporation d’un gazon est de 3 à 6L par m² par temps chaud… Pareil pour vos cultures, l’arrosage « à la volée » gaspille presque autant d’eau qu’il n’en fait bénéficier aux plantes.

Récupérateur-d'eau-de-pluie - Les EcolonomesDéjà, pas question d’arroser avec l’eau du robinet. L’installation d’un bac de récupération d’eau de pluie, branché sur l’évacuation de la gouttière, n’est pas difficile à mettre en place. Acheté en magasin, il vous en coûtera 100 à 200€ mais il est aussi très facile de s’en construire un avec du matériel de récupération : une vieille baignoire, un bidon de 200L abandonné et vous voilà en possession d’un très efficace récupérateur d’eau ! Pensez juste à le recouvrir au minimum d’un filet pour éviter que des détritus ne s’y accumulent et équipez la jonction gouttière-réservoir d’un filtre que vous pourrez nettoyer aisément.

De la même façon, si vous avez la chance d’avoir un ruisseau à proximité, vous pouvez y pomper l’eau nécessaire à remplir un réservoir qui vous servira à arroser votre jardin durant plusieurs jours.

© Listotic

 

Un arrosage efficace

On ne le répètera jamais assez mais il ne sert à rien d’arroser pour que la moitié de l’eau s’évapore immédiatement. Reprenons donc les conseils de base pour une juste économie de cette ressource précieuse.

Il est préférable d’arroser le soir ou, à la limite, très tôt le matin pour éviter une trop forte évaporation aux heures les plus chaudes.

Oyas_a_enterrer_moyen - Les EcolonomesArrosez directement aux pieds des plantes plutôt qu’en pluie. D’abord, beaucoup de feuilles craignent l’eau et développent des maladies si elles sont trop souvent mouillées. Ensuite, vos cultures bénéficieront au maximum de l’eau que vous leur apportez et vous réduirez l’apparition de mauvaises herbes. Si vous n’avez pas beaucoup de temps à consacrer à l’arrosage, préférez installer des tuyaux avec un goutte à goutte plutôt qu’un arrosage automatique en pluie. Le premier demande peu de pression et peut s’adapter sur votre récupérateur d’eau de pluie si celui-ci se trouve en hauteur par rapport au jardin. Mais il est surtout plus efficace puisque l’eau est directement acheminée vers les racines des plantes. De la même manière, l’utilisation d’Oyas peut s’avérer très économique pour certaines plantes imposantes et/ou gourmandes en eau.

Utilisation oyas - Les Ecolonomes

Pensez enfin à pailler aux pieds de vos cultures qui demandent le plus d’eau. Grâce à son effet buvard, le paillage conserve l’humidité plus longtemps et lutte contre l’évaporation. Il limite aussi la prolifération de mauvaises herbes.

© Oyas Environnement

 

Le lavage auto

lavage-auto - Les EcolonomesVous l’auriez deviné, pour laver sa voiture rien de tel qu’une bassine d’eau chaude et une bonne éponge ! D’une part ça permet de décrasser les petits coins bien cachés, et puis, entre les 10L que contient votre récipient et les centaines de litres que peut consommer un lavage sous pression, y’a pas photo… Vous pouvez même vous permettre un petit rinçage rapide au jet d’eau, vous êtes encore loin du compte.

Pour les vrais de vrais, un conseil trouvé sur le net pour un lavage zéro conso : profitez qu’il pleuve pour laver votre auto ! Pas très agréable sûrement, mais difficile à battre niveau économie.

© MV-Racing

 

L’aberration des piscines

Je sais bien qu’il doit être très agréable d’aller faire quelques brasses dans sa piscine de bon matin, ou de barboter dans l’eau quand le soleil cogne. Mais franchement, quand on sait qu’une piscine « en dur » a une capacité de 30 000 à 80 000L, pour une utilisation de quoi, maxi 150 jours par an (et je suis large !), c’est quand même un petit peu fou, non ? Surtout que les piscines privées sont remplies avec de l’eau POTABLE, dans laquelle on s’empresse de déverser du chlore ou du brome pour leur stérilisation…

C’est beaucoup plus écologique d’aller se baigner à la mer, dans un lac ou même à la piscine publique. En plus, certaines sont maintenant alimentées par des cours d’eau, équipées de systèmes de filtration phytosanitaire et n’utilisent plus aucun intrants chimiques. Chacun fait ce qu’il veut et mon but n’est pas de culpabiliser tout un chacun, mais si on est un ami de l’environnement, je crois qu’il faut tout simplement boycotter la piscine privée. À bon entendeur, salut !

 

 

Autres fiches du dossier :

 

Photo d’ouverture : © HGTV

Auteur de l’article : Virginie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.